Quel est le pouvoir de la désinformation ?
20.01.2026
Des vidéos trompeusement réalistes, des voix falsifiées et des images manipulées remettent en question notre conception de la vérité. Le film d'Arte « Quel est le pouvoir de la désinformation ? » montre comment la désinformation détruit la confiance et met les sociétés démocratiques sous pression. Et comment nous pouvons lutter contre ce phénomène en encourageant la pensée critique.
Les deepfakes, les images manipulées, les vidéos et les voix synthétiques sont aujourd'hui si convaincants que même des preuves supposées irréfutables doivent être remises en question. « Quel est le pouvoir de la désinformation ? » montre comment les nouvelles technologies, en particulier l'intelligence artificielle, estompent de plus en plus la frontière entre réalité et falsification. La désinformation ne se limite plus à de faux textes, mais agit surtout sur le plan visuel et donc de manière encore plus émotionnelle. Les bots et les algorithmes renforcent encore la portée de ces contenus. Nous ne savons plus si nous pouvons faire confiance aux images, aux vidéos ou aux informations. Cette incertitude constitue à son tour un terrain fertile pour davantage de désinformation. Elle conduit au repli sur soi, à la polarisation et à la formation de bulles de filtrage dans lesquelles seuls les contenus qui confirment notre propre opinion sont perçus.
Ce qui aide à lutter contre la désinformation
Le film ne se contente pas de nommer le problème, il offre également des pistes de réflexion. Il se penche ainsi sur la question de savoir comment nous pouvons lutter contre la désinformation. Il met particulièrement l'accent sur le concept de « prebunking » : il s'agit de sensibiliser les gens à temps aux schémas de manipulation typiques avant qu'ils ne soient confrontés à des fausses informations concrètes. Le film montre que cette approche peut contribuer de manière avérée à renforcer la résistance aux contenus trompeurs.
Esprit critique
Le matériel d'accompagnement du film pour le cycle 3 et le secondaire II consacre une grande partie à la compétence médiatique et à la pensée critique. Outre l'analyse des objectifs de la désinformation, les élèves doivent apprendre à reconnaître les indicateurs d'un texte sérieux et ceux d'un texte de désinformation. Le manque de cohérence entre l'image et le texte, l'absence de sources ou les représentations partiales sont cités comme des signaux d'alerte. La notoriété du média, les informations sur l'auteur.e ou la présence d'une mention légale sont des facteurs de crédibilité. Le matériel d'accompagnement soulève également des questions de discussion : pourquoi les gens sont-ils vulnérables à la désinformation ? Quelles sont les conséquences sociales, politiques ou individuelles de la désinformation ? Quelle est la responsabilité de plateformes telles qu'Instagram ou TikTok dans la diffusion de la désinformation ? Les questions sont discutées en groupes ou en plénière et, à la fin du cours, les élèves notent sur une affiche comment ils souhaitent traiter les informations à l'avenir.
Dans le contexte de l'EDD
L'éducation en vue d’un développement durable (EDD) renforce des compétences telles que la gestion de l'incertitude, le changement de perspective et la prise de responsabilité, afin que les élèves puissent contribuer activement à un avenir durable. La désinformation représente un danger particulier à cet égard : elle sape la confiance dans les institutions, la science et la politique. Pour que les jeunes puissent agir dans l'esprit de l'EDD, ils doivent donc acquérir les compétences nécessaires pour reconnaître les stratégies de communication manipulatrices, discuter de manière objective et démocratique et prendre des décisions éclairées et fondées sur des faits.
Film documentaire, 2025, dès 12 ans, 30 minutes, cycle 3 et sec. II